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Une bonne adéquation entre les
apports alimentaires et les besoins , est l'un des facteurs déterminants
dans le bon déroulement d'une grossesse et de l'accouchement.
L'équilibre alimentaire est à
retrouver pour les femmes à risques, car une maigreur anormale ou un
surpoids important, sont source de complications. Dans tous les cas vous
devez d'abord suivre scrupuleusement les conseils de votre médecin
traitant, ou diététicien, ou gynécologue qui auront une vision
globale de votre métabolisme et sauront adapter votre régime
alimentaire pour votre bien être et celui de votre enfant.
Utilisation de l'énergie lors de
la grossesse
Durant les six premiers mois , appelés phase anabolique, le besoin
calorique de la croissance foetale reste faible. A six mois la foetus
pèse environ 1 Kg. Ces six premiers mois , la mère constitue des
réserves d'énergie sous forme de tissus adipeux en vue du 3ème
trimestre de la grossesse.
Les trois derniers mois, appelés phase catabolique, le foetus, dont les
besoins en énergie sont très important, prélève une partie de ses
besoins sur les réserves que la mère a constituées lors du premier
semestre.
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Répartition
de la prise de poids durant la Grossesse - sur les 12 Kg, 2 à 4
sont du tissu adipeux [ réf.]

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Augmentation
du poids
(en grammes) |
10ème
semaine |
20ème
semaine |
30ème
semaine |
40ème
semaine |
| Foetus |
15 |
320 |
1500 |
3500 |
| Placenta
et liquide amniotique |
40 |
400 |
1050 |
1250 |
| Utérus
et seins |
150 |
750 |
1100 |
1300 |
| Sang |
100 |
500 |
1100
- 1300 |
1100
- 1200 |
| Liquides
interstitiels |
100 |
200
- 400 |
400
- 800 |
1000
- 1200 |
| Réserves
adipeuses |
200
- 400 |
800
- 1600 |
2000
- 3500 |
2000
- 4000 |
| Total |
600
- 700 |
3000
- 4000 |
7000
- 9000 |
12000
- 12500 |
Surchage pondérale à la
conception
Dans ce cas, on enregistre une prise de poids d'environ 20 Kg en cours
de grossesse - La réduction de l'activité physique est un facteur
supplémentaire - de plus la sécrétion massive de progestérone
entraîne une diminution supplémentaire des dépenses - Il
ne faut donc pas augmenter les apports alimentaires durant les deux
premiers trimestres .Et surtout oubliez l'adage: "Une femme
enceinte doit manger pour deux".
Durant le troisième trimestre augmenter modérément les apports
caloriques quotidiens soit environ 150 kcal/jour, équivalent à une
petite collation supplémentaire dans la journée.
La prise de poids doit être limitée, car cela augmente les
risques de complications médico-obstréticales - De plus Les kilos ont
tendance à persister après la période de maternité.
Maigreur constitutionnelle
Dans le cas de dénutrition, les apports énergétiques doivent être
augmentés dès le début de la grossesse. Un trop faible apport
énergétique entraîne un risque plus élevé d'hypotrophie foetale
(poids à la naissance <2.5Kg). Dans ce cas, la mortalité
périnatale est d'autant plus importante que le poids à la naissance
est faible. Des conséquences à plus long termes pour les bébés de
femmes malnutries existent; les enfants seront prédisposés aux
pathologies de pléthore car inadapté à des excès nutritionnels
ultérieurs.
Il est donc impératif de favoriser la prise de poids pendant la
gestation, aux vues des risques d'avoir un enfant de poids trop faible
à la naissance.
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Poids
recommandée aux cours de la grossesse en fonction de l'IMC à la
conception [ réf.]

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| IMC
[ calcul
automatique ] |
Poids
à prendre sur 9 mois |
| inférieur
à 19,8 |
12,5
à 18 |
| 19,8
à 26 |
11,5
à 16 |
| 26
à 29 |
7
à 11,5 |
| supérieur
à 29 |
6
à 10 |
Régimes restrictifs Danger
Ce n'est pas le moment de démarrer ou de poursuivre un régime pour
maigrir au moment de votre grossesse.
Un régime sera source de risques, Notamment POUR LES FEMMES QUI
POURSUIVENT PENDANT LEUR
GROSSESSE LEUR OBSESSION DE MINCEUR.
Le suivi d'un régime inadapté à votre nouvel état, à savoir aux
besoins maternauo foetaux peut provoquer une malnutrition foetale
exposant à des risques de retard de croissance intra - utérin et donc
d'enfants hypotrophiques; de naissance prématurée - outre ces
risques immédiats, l'enfant arrivant à l'age adulte sera plus
exposé à l'hypertension artérielle, ainsi qu'à des anomalies du
métabolisme glucidique (diabète) et aux pathologies coronariennes
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